immatériel

Mon billet récent sur le patrimoine vivant a suscité quelques commentaires sur la page et en privé. Dans quel contexte cette notion apparait-elle? Comment s’inscrit-elle dans la législation québécoise?

Avant la Convention de l’UNESCO

Le fléché est un  élément désigné du patrimoine immatériel depuis janvier 2016. Photo : Alain Beauchamp

Le fléché est un élément désigné du patrimoine immatériel depuis janvier 2016. Photo : Alain Beauchamp

En 1999, Koïchiro Matsuura devient directeur général de l’UNESCO et met en priorité la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Ce concept, bien connu dans son pays d’origine est inscrit dans la législation japonaise depuis les années 1950. À cette époque, le pays est sous le contrôle des États-Unis et la loi pourrait avoir été adoptée pour résister à l’occidentalisation.

Outre les monuments et les sites, la loi japonaise protège les «biens culturels immatériels» ayant une valeur historique ou artistique tels que le théâtre, la musique ou les arts appliqués, les «biens culturels immatériels populaires» c’est-à-dire les manifestations et pratiques traditionnelles… Continuer la lecture

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La technique de fabrication du canot à glace est un patrimoine qui serait probablement passé inaperçu au CQPV.

Les consultations publiques récentes pour une nouvelle politique culturelle ont mobilisé les sociétés, dont le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV), à déposer un mémoire. Parmi elles, plusieurs sont fédérées au CQPV qui regroupe des praticiens (chants, contes, danses, musiques traditionnels). Leur mémoire reprend en partie les définitions du CQPV.  C’est une bonne stratégie puisque quelques centaines de praticiens parlent ainsi d’une seule voix. Toutefois, il importe de présenter le patrimoine vivant avec justesse.

La définition du patrimoine immatériel selon le CQPV

« Le patrimoine immatériel est un concept établi pour désigner des traditions, en particulier des pratiques culturelles transmises de génération en génération par oralité, observation et imitation. Il a pour objectif principal de favoriser la sauvegarde et le développement des divers éléments qu’il comprend, dans un esprit d’action… Continuer la lecture

La lithographie d'Henry Cole, 1932 Photo : Wiki commons

La lithographie d’Henry Cole, 1932
Photo : Wiki commons

L’échange de bons vœux est une pratique séculaire qui s’adapte au gout du jour et aux nouvelles technologies. Ainsi, dès le XVe siècle en Europe, des feuillets de bons vœux s’échangent entre les pairs.  Impliqués dès le XVIIe siècle, les enfants écrivent un mot ou un poème jumelé à un dessin qu’ils offrent à leurs parents, curé et maître d’école. Ici, ce sont les congrégations religieuses qui remettent des cartes de souhaits.

En Angleterre, Henry Cole demande à un ami de lui dessiner une carte de souhaits qu’il fait lithographier et colorier à 1 000 exemplaires en 1843.  Sa carte se présente comme un triptyque avec au centre les membres d’une famille qui lèvent un verre et sur les côtés deux représentations de la charité. Ce contraste entre les thèmes est influencé par les grandes réformes… Continuer la lecture

Veillée d'autrefois Edmond-Joseph Massicotte, 1915

Veillée d’autrefois
Edmond-Joseph Massicotte, 1915

Le 21 mars dernier, la ministre de la Culture et des Communications a procédé à la désignation de la veillée de danse traditionnelle comme un élément du patrimoine immatériel des Québécois. La veillée est un divertissement qui relève à la fois du domaine des expressions artistiques et de celui des pratiques sociales. L’activité est participative lorsque danseurs expérimentés et néophytes se regroupent dans un esprit communautaire et une ambiance amicale. Regard sur ce patrimoine des plus dynamiques.

La veillée de danse

La veillée de danse est un rassemblement festif basé sur la pratique collective de danses. Elle est habituellement menée par un calleur qui indique aux danseurs les figures à exécuter. Au Québec, les cinq danses principales sont le cotillon, le quadrille, la contredanse, le set carré et la gigue. Déjà en Nouvelle-France, cette pratique sert à divertir. Avec le temps, la veillée demeure… Continuer la lecture

Maison généralice des Soeurs de la Charité Photo : Erick Labbé (Le Soleil)

Maison généralice des Soeurs de la Charité
Photo : Erick Labbé (Le Soleil)

Récemment, les Sœurs de la Charité de Québec ont cédé leurs terrains agricoles au Groupe Dallaire inc. Ce dernier entend mettre en valeur ces nouveaux actifs en développant jusqu’à 6 500 unités résidentielles au cours des prochaines années. La congrégation a aussi vendu au Groupe leur maison mère avec une clause l’engageant à y maintenir la vocation caritative et l’architecture historique du lieu. Dans l’ensemble, le Groupe prévoit des fonds pour assurer à long terme la pérennité des œuvres charitables de la congrégation. Cependant, des regroupements s’objectent au projet en prônant la poursuite de l’exploitation agricole. Entre le matériel et l’intangible, qui décide du patrimoine à préserver?

Les Sœurs de la Charité de Québec

Fondée par Mère Marcelle Mallet, les Sœurs de la Charité œuvrent auprès des démunis depuis 1849. Consacrée officiellement en 1866,… Continuer la lecture

Coordonnées

 

438 899-8559

patrimoine@dianejoly.ca

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