immatériel

La lithographie d'Henry Cole, 1932 Photo : Wiki commons

La lithographie d’Henry Cole, 1932
Photo : Wiki commons

Patrimoine immatériel

L’échange de bons vœux est une pratique séculaire qui s’adapte au gout du jour et aux nouvelles technologies. Ainsi, dès le XVe siècle en Europe, des feuillets de bons vœux s’échangent entre les pairs.  Impliqués dès le XVIIe siècle, les enfants écrivent un mot ou un poème jumelé à un dessin qu’ils offrent à leurs parents, curé et maître d’école. Ici, ce sont les congrégations religieuses qui remettent des cartes de souhaits.

En Angleterre, Henry Cole demande à un ami de lui dessiner une carte de souhaits qu’il fait lithographier et colorier à 1 000 exemplaires en 1843.  Sa carte se présente comme un triptyque avec au centre les membres d’une famille qui lèvent un verre et sur les côtés deux représentations de la charité. Ce contraste entre les thèmes est influencé par les… Continuer la lecture

Monument aux morts, Verdun (2015).  L'allégorie est une représentation des mères patries.

Monument aux morts, Verdun (2015).

Patrimoine militaire

Depuis quelques jours, des personnes portent un coquelicot rouge, signe d’une commémoration à venir le 11 novembre prochain. De fait, ce jour-là, la nation se recueille afin d’honorer la mémoire des Canadiens ayant perdu la vie pendant les conflits armés et les missions de paix. Cet événement, qui voit le jour suivant la Première Guerre mondiale, mène à l’élaboration de pratiques et à l’érection de monuments ayant acquis depuis des valeurs patrimoniales.

Le jour du Souvenir

Le premier jour du Souvenir est célébré en 1919 en Europe et dans le Commonwealth. On veut alors commémorer la fin de la Première Guerre mondiale – le jour de l’Armistice. En visite à Montréal, le prince de Galles préside la cérémonie devant un cénotaphe improvisé dans le Square Dominion (Place du Canada).

En 1921, le parlement canadien adopte la Loi du jour de l’Armistice. On veut… Continuer la lecture

Veillée d'autrefois Edmond-Joseph Massicotte, 1915

Patrimoine immatériel

Le 21 mars dernier, la ministre de la Culture et des Communications a procédé à la désignation de la veillée de danse traditionnelle comme un élément du patrimoine immatériel des Québécois. La veillée est un divertissement qui relève à la fois du domaine des expressions artistiques et de celui des pratiques sociales. L’activité est participative lorsque danseurs expérimentés et néophytes se regroupent dans un esprit communautaire et une ambiance amicale. Regard sur ce patrimoine des plus dynamiques.

La veillée de danse

La veillée de danse est un rassemblement festif basé sur la pratique collective de danses. Elle est habituellement menée par un calleur qui indique aux danseurs les figures à exécuter. Au Québec, les cinq danses principales sont le cotillon, le quadrille, la contredanse, le set carré et la gigue. Déjà en Nouvelle-France, cette pratique sert à divertir. Avec le temps, la veillée demeure un lieu d’expression… Continuer la lecture

Les sucres Edmond-Joseph Massicotte, 1916

Les sucres
Edmond-Joseph Massicotte, 1916

Patrimoine immatériel

Le retour du temps doux annonce le début des sucres. Si la pratique de l’acériculture, c’est-à-dire de la fabrication du sirop d’érable et son industrie en général, est aujourd’hui perçue comme patrimoine immatériel, c’est que cette idée a cheminé dans la longue durée. Retour sur son histoire et les aléas de sa patrimonialisation.

Un intérêt pour les sciences naturelles

Au XVIIIe siècle, les érudits s’intéressent aux sciences naturelles qui pour l’érable se limitent au gout de la sève et du sirop et à ses utilisations médicinales. Les approches changent avec l’apparition d’un penchant pour l’exotisme. Ainsi, entre 1787 et 1789, Nicolas-Gaspard Boisseau rédige un texte sur la fabrication du sirop d’érable où il met l’accent sur la construction d’une cabane temporaire et traite brièvement de la fabrication.

Nouvelles valeurs culturelles

Au tournant du XXe siècle, le journal La Patrie suggère que… Continuer la lecture

Bénédiction paternelle, n.d. Aloïs Hunin (Belgique)

Bénédiction paternelle, n.d.
Aloïs Hunin (Belgique)
Source : Wikipedia commons

Patrimoine immatériel

L’origine de la bénédiction paternelle se trouve dans la Bible où elle évoque le prestige du patriarche qui veille sur sa famille. Présente en Europe, cette pratique –  issue de la religion populaire c’est-à-dire en marge de l’Église, se transporte en Amérique avec les colons.

Une pratique ritualisée

Autrefois, la bénédiction est obligatoire dans les familles chrétiennes et le rituel assez homogène. Tôt, le matin du jour de l’An, l’aîné demande au père de bénir toute la famille. Les gens s’installent à genoux côte à côte dans la cuisine ou le salon. Debout, le père fait le signe de croix et prononce une courte prière de bénédiction. Il rejoint ensuite son épouse, échange ses vœux et l’embrasse. Il fait de même avec tous les enfants en commençant par l’aîné jusqu’au plus jeune. Cet échange de… Continuer la lecture