immatériel

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La technique de fabrication du canot à glace est un patrimoine qui serait probablement passé inaperçu au CQPV.

Les consultations publiques récentes pour une nouvelle politique culturelle ont mobilisé les sociétés, dont le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV), à déposer un mémoire. Parmi elles, plusieurs sont fédérées au CQPV qui regroupe des praticiens (chants, contes, danses, musiques traditionnels). Leur mémoire reprend en partie les définitions du CQPV.  C’est une bonne stratégie puisque quelques centaines de praticiens parlent ainsi d’une seule voix. Toutefois, il importe de présenter le patrimoine vivant avec justesse.

La définition du patrimoine immatériel selon le CQPV

« Le patrimoine immatériel est un concept établi pour désigner des traditions, en particulier des pratiques culturelles transmises de génération en génération par oralité, observation et imitation. Il a pour objectif principal de favoriser la sauvegarde et le développement des divers éléments qu’il comprend, dans un esprit d’action… Continuer la lecture

La lithographie d'Henry Cole, 1932 Photo : Wiki commons

La lithographie d’Henry Cole, 1932
Photo : Wiki commons

L’échange de bons vœux est une pratique séculaire qui s’adapte au gout du jour et aux nouvelles technologies. Ainsi, dès le XVe siècle en Europe, des feuillets de bons vœux s’échangent entre les pairs.  Impliqués dès le XVIIe siècle, les enfants écrivent un mot ou un poème jumelé à un dessin qu’ils offrent à leurs parents, curé et maître d’école. Ici, ce sont les congrégations religieuses qui remettent des cartes de souhaits.

En Angleterre, Henry Cole demande à un ami de lui dessiner une carte de souhaits qu’il fait lithographier et colorier à 1 000 exemplaires en 1843.  Sa carte se présente comme un triptyque avec au centre les membres d’une famille qui lèvent un verre et sur les côtés deux représentations de la charité. Ce contraste entre les thèmes est influencé par les grandes réformes… Continuer la lecture

Les sucres Edmond-Joseph Massicotte, 1916

Les sucres
Edmond-Joseph Massicotte, 1916

Le retour du temps doux annonce le début des sucres. Si la pratique de l’acériculture, c’est-à-dire de la fabrication du sirop d’érable et son industrie en général, est aujourd’hui perçue comme patrimoine immatériel, c’est que cette idée a cheminé dans la longue durée. Retour sur son histoire et les aléas de sa patrimonialisation.

Un intérêt pour les sciences naturelles

Au XVIIIe siècle, les érudits s’intéressent aux sciences naturelles qui pour l’érable se limitent au gout de la sève et du sirop et à ses utilisations médicinales. Les approches changent avec l’apparition d’un penchant pour l’exotisme. Ainsi, entre 1787 et 1789, Nicolas-Gaspard Boisseau rédige un texte sur la fabrication du sirop d’érable où il met l’accent sur la construction d’une cabane temporaire et traite brièvement de la fabrication.

Nouvelles valeurs culturelles

Au tournant du XXe siècle, le journal La Patrie suggère que l’acériculture serait… Continuer la lecture

Bénédiction paternelle, n.d. Aloïs Hunin (Belgique)

Bénédiction paternelle, n.d.
Aloïs Hunin (Belgique)
Source : Wikipedia commons

L’origine de la bénédiction paternelle se trouve dans la Bible où elle évoque le prestige du patriarche qui veille sur sa famille. Présente en Europe, cette pratique –  issue de la religion populaire c’est-à-dire en marge de l’Église, se transporte en Amérique avec les colons.

Une pratique ritualisée

Autrefois, la bénédiction est obligatoire dans les familles chrétiennes et le rituel assez homogène. Tôt, le matin du jour de l’An, l’aîné demande au père de bénir toute la famille. Les gens s’installent à genoux côte à côte dans la cuisine ou le salon. Debout, le père fait le signe de croix et prononce une courte prière de bénédiction. Il rejoint ensuite son épouse, échange ses vœux et l’embrasse. Il fait de même avec tous les enfants en commençant par l’aîné jusqu’au plus jeune. Cet échange de bons vœux… Continuer la lecture

Photo : Ansgar Walk, 1999

Photo : Ansgar Walk, 1999

Récemment, le ministre a désigné un premier élément du patrimoine immatériel. Le Katajjanik ou jeu vocal inuit (jeu de gorge) souligne une pratique autochtone millénaire, parmi les Inuits, et met en lumière un patrimoine original adapté à son environnement. Regard sur cette pratique unique en Amérique.

Le Katajjanik

Les premiers blancs qui ont entendu les Inuits pratiquer le Katajjanik ont qualifié ces bruits de chants de gorge, de chants haletés ou de chants gutturaux. Cependant, à la suite d’études scientifiques, des ethnomusicologues suggèrent les termes « jeu vocal » ou « jeu de gorge ». L’accent est ainsi mis sur l’aspect ludique, plutôt que musical, de l’activité. Les jeux de gorge ont un caractère compétitif tandis que la musique se compose d’une succession de sons organisés selon des règles artistiques. Ainsi définie, la musique inuite est basée sur des percussions.

Historique… Continuer la lecture

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