religieux

Le clocher de l'église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs  à Verdun a été restauré grâce au programme de soutien. Photo : Mathieu Dion

Le clocher de l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs à Verdun, restauré récemment. Photo : Mathieu Dion

Ces temps-ci, les multiplications d’annonces de subvention au patrimoine religieux suggèrent un engagement solide et responsable de l’État. Cependant, une analyse, même sommaire, de ce programme suggère plutôt un désistement croissant du gouvernement.

Le programme de soutien à la restauration du patrimoine religieux

Confronté à un patrimoine de plus en plus fragile, le gouvernement québécois réserve en 1995 un budget de 40 millions de dollars sur cinq ans (40M$) pour la création du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) et la gestion d’un programme de soutien.

Les demandes d’aide financière sont traitées par un comité représentant le CPRQ et le ministère Culture et Communications (MCC). Lorsqu’une subvention est accordée, une partie des couts totaux des travaux est octroyée et le demandeur doit fournir la différence. Une fois l’entente signée avec le bénéficiaire, le suivi est rigoureux… Continuer la lecture

Façade de la cathédrale Saint-Germain-de-Rimouski Photo : J.-F.. Lepage, 2013

Façade, cathédrale Saint-Germain-de-Rimouski
Photo : J.-F.. Lepage, 2013

Révisé le 4 septembre 2015

Récemment à Rimouski, des gens annonçaient qu’ils comptaient faire une demande de classement pour leur cathédrale. Ce geste s’inscrit dans une longue réflexion où la Fabrique Saint-Germain a réussi à amener tous les milieux rimouskois vers une vision patrimoniale commune du bâtiment. Retour sur un cas exemplaire de direction.

La situation

Construite entre 1854 et 1859, la cathédrale est conçue par Victor Bourgeau, l’un des meilleurs architectes de sa génération. Celui-ci imagine un bâtiment de style néogothique inspiré des grandes cathédrales du moyen-âge. Au fil des années, la décoration intérieure s’est élaborée. Toutefois, en 1967, des rénovations importantes ont dénudé ses murs et ses voûtes tant et si bien que le Conseil du patrimoine religieux lui a donné la cote « D » qui rend le bâtiment inéligible aux subventions.

Des perceptions variées du bâtiment… Continuer la lecture

MISE À JOUR (9 octobre 2015) : Le nouveau propriétaire de l’édifice fait une mise au point.

L'église Saint-James the Less en 2003 Photo : Conseil patrimoine religieux du Québec

L’église Saint-James the Less en 2003
Photo : Conseil patrimoine religieux du Québec

Récemment, le sort de l’église Saint-James the Less à Compton a connu un dénouement funeste lorsque les élus municipaux ont autorisé le retrait des vitraux ouvrant la voie au démantèlement de l’édifice. Retour sur un cas trop fréquent dans les petites municipalités du Québec.

L’église Saint-James the Less

De tradition anglicane, l’église a été construite en 1886-1887. Ses façades sont en bois et les surfaces à l’intérieur en plâtre. Les vitraux d’origine sont de facture classique. Elle fut érigée pour servir la communauté anglicane de Compton et les jeunes filles fréquentant le collège local. De fait, c’est à la demande des directeurs de l’école que fut construit ce deuxième temple.

Historique de la mobilisation

Depuis 2012, des citoyens de Compton… Continuer la lecture

Église Sainte-Marguerite-de-Blairfindie Collection Christian Poupart, 2014

Église Sainte-Marguerite-de-Blairfindie
© Collection Christian Poupart, 2014

À Saint-Jean-sur-Richelieu, la Fabrique a annoncé récemment son projet de fermer trois églises, dont celle de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie dans le secteur L’Acadie. Une fois le choc passé, la nouvelle a suscité une mobilisation importante et la formation d’un groupe de sauvegarde dont l’avenir semble prometteur. Quels sont ingrédients nécessaires et favorisant le succès d’une sauvegarde d’envergure?

Les lieux

À L’Acadie, les composantes constituant le patrimoine religieux sont importantes. Ainsi, outre l’église et l’ancien presbytère protégés par le gouvernement québécois, l’ensemble comprend aussi la maison du bedeau, un cimetière, un chemin couvert, une école de fabrique et un calvaire exceptionnel[1]. En somme, c’est beaucoup pour une population éloignée de sa ville centre.

Construite en 1800, l’architecture de l’église Sainte-Marguerite-de-Blairfindie est inspirée de la Nouvelle-France, entre autres avec la maçonnerie à moellon, la couverture en tôle à la canadienne et la présence marquée de… Continuer la lecture

Maison généralice des Soeurs de la Charité Photo : Erick Labbé (Le Soleil)

Maison généralice des Soeurs de la Charité
Photo : Erick Labbé (Le Soleil)

Récemment, les Sœurs de la Charité de Québec ont cédé leurs terrains agricoles au Groupe Dallaire inc. Ce dernier entend mettre en valeur ces nouveaux actifs en développant jusqu’à 6 500 unités résidentielles au cours des prochaines années. La congrégation a aussi vendu au Groupe leur maison mère avec une clause l’engageant à y maintenir la vocation caritative et l’architecture historique du lieu. Dans l’ensemble, le Groupe prévoit des fonds pour assurer à long terme la pérennité des œuvres charitables de la congrégation. Cependant, des regroupements s’objectent au projet en prônant la poursuite de l’exploitation agricole. Entre le matériel et l’intangible, qui décide du patrimoine à préserver?

Les Sœurs de la Charité de Québec

Fondée par Mère Marcelle Mallet, les Sœurs de la Charité œuvrent auprès des démunis depuis 1849. Consacrée officiellement en 1866,… Continuer la lecture

Coordonnées

 

438 899-8559

patrimoine@dianejoly.ca

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