Diane Joly

Brève histoire du patrimoine : les pionniers

Si le concept de patrimoine va de soi pour la majorité des Québécois, c’est parce que des gens ont jadis perçu son importance et élaboré des outils pour le faire connaitre parmi les publics. Au tournant du XXe siècle, Honoré Beaugrand est l’un de ces devanciers.

Honoré Beaugrand

 

Honoré Beaugrand, vers 1885 (détail) Photo: Bibliothèque et archives nationales du Québec

Honoré Beaugrand, vers 1885 (détail)
Photo: Bibliothèque et archives nationales du Québec

Né en 1848, Honoré Beaugrand s’enrôle à 17 ans dans l’armée française et participe à l’expédition du Mexique. Il suit les soldats jusqu’en France où, pendant deux ans, il visite les grandes villes, leurs bibliothèques et leurs musées. Après un séjour aux États-Unis, il revient à Montréal et fonde le journal La Patrie en 1879. Six ans plus tard, il est élu maire de Montréal. De santé fragile, il séjourne souvent dans des contrées tempérées. Beaugrand décède à Montréal en… Continuer la lecture

Ginseng-à-cinq-folioles

Ginseng à cinq folioles

À Saint-Bruno-de-Montarville en Montérégie, un boisé entraîne une lutte vive entre un promoteur et les élus. Ce cas illustre la fragilité du patrimoine naturel lorsqu’il se retrouve au cœur d’un conflit où l’une des parties veut le protéger et l’autre le développer.

Le boisé des Hirondelles d’une superficie de six hectares abrite un milieu humide et onze espèces végétales à statut précaire, dont une menacée. Situé sur la marge du parc national du Mont-Saint-Bruno, il s’agit selon les chercheurs d’une aire tampon essentielle au maintien de l’intégrité du parc. Le boisé se trouve dans une zone déclarée résidentielle.

Historique de la situation

Menacé à plusieurs reprises depuis trente ans, le boisé est vendu à un promoteur en 2006. Devant le silence du propriétaire sur ses intentions, une opposition s’organise et, suivant l’annonce d’un projet de développement résidentiel, celle-ci exige des études. Pour sa part, la ville… Continuer la lecture

JJardin-potager de la noblesse du XVIIIe siècle. Lieu : Château de Ramezay, Montréal, 2015

Jardin-potager de la noblesse au XVIIIe siècle.
Lieu : Château de Ramezay, Montréal, 2015

Les taches de couleur qui percent la neige ces jours-ci rappellent que le temps est venu de planifier le jardin d’été. Un petit groupe de jardiniers amateurs s’intéresse à la culture de variétés patrimoniales. Parmi eux, certains produisent des semences d’espèces de fleurs, de légumes et d’herbes médicinales rares et oubliés dans le but de sauvegarder ce patrimoine génétique.

Les semences patrimoniales

Ces semences se composent de plantes anciennes, sans croisement naturel ou artificiel, avec d’autres variétés de la même famille. La majorité des espèces sont dotées de gènes uniques qui disparaissent à jamais lorsque la plante s’éteint. Depuis un siècle, on estime que près de 90 pour cent des variétés existant avant l’agriculture mécanisée ont disparu. Outre leur rareté, ces plantes doivent produire des semences qu’on peut replanter. Souvent, lorsque le jardinier amateur souhaite cultiver… Continuer la lecture

Le clocher de l'église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs  à Verdun a été restauré grâce au programme de soutien. Photo : Mathieu Dion

Le clocher de l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs à Verdun, restauré récemment. Photo : Mathieu Dion

Ces temps-ci, les multiplications d’annonces de subvention au patrimoine religieux suggèrent un engagement solide et responsable de l’État. Cependant, une analyse, même sommaire, de ce programme suggère plutôt un désistement croissant du gouvernement.

Le programme de soutien à la restauration du patrimoine religieux

Confronté à un patrimoine de plus en plus fragile, le gouvernement québécois réserve en 1995 un budget de 40 millions de dollars sur cinq ans (40M$) pour la création du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) et la gestion d’un programme de soutien.

Les demandes d’aide financière sont traitées par un comité représentant le CPRQ et le ministère Culture et Communications (MCC). Lorsqu’une subvention est accordée, une partie des couts totaux des travaux est octroyée et le demandeur doit fournir la différence. Une fois l’entente signée avec le bénéficiaire, le suivi est rigoureux… Continuer la lecture

MISE À JOUR (25 avril 2016) : C’est terminé pour la maison Robinson. Sa démolition est en cours.

MISE À JOUR (18 mars 2016) : Dans une décision récente, la Commission municipale du Québec donne raison à Cowansville dans le dossier de la Maison Robinson. C’était prévisible, les opposants comptent se rendre en cours supérieure avec d’autres motifs.

Gables et pinacles d’inspiration victorienne.
Esquisse : Journal Le Guide, novembre 2015

À Cowansville, un promoteur veut construire 150 logements dans un secteur jugé d’importance patrimoniale. Le conseil municipal approuve; un groupe de citoyens s’y oppose. L’analyse du discours révèle les pistes d’une radicalisation.

La maison Robinson

Construit en 1900, le bâtiment est situé sur la rue Principale dans le secteur de Sweetsburg, l’un des deux noyaux fondateurs de Cowansville. Ce secteur patrimonial est décentré du noyau d’origine. La plupart des bâtiments sont érigés près de la rue au contraire de… Continuer la lecture

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