historique

Près de 3 000 croix de chemin balisent les routes du Québec. Toujours situées en bordure du chemin, ces croix se trouvent aux intersections, à l’entrée des municipalités, à proximité des champs de culture ou d’une résidence. Jusqu’au tournant du XXe siècle, elles sont en bois et leur longévité est d’environ vingt ans. Colorées, sobres, pimpantes et quelquefois un peu fatiguées, elles composent un héritage remarquable et fragile pour les Québécois.

Croix de chemin traditionnelle. Photo : Henri Giroux, 2008

Croix de chemin traditionnelle (Henri Giroux, 2008)

Typologie des croix

Les croix de chemin se présentent selon trois genres. La croix simple est dépouillée ou peut être légèrement ornée. Plus élaborée, la croix aux instruments de la Passion porte des objets représentatifs des souffrances du Christ, de son arrestation à sa mort. Parmi ces artéfacts, la hampe soutient une lance, une éponge au bout d’un bâton et une échelle tandis que des clous, un marteau et des tenailles… Continuer la lecture

Maison Déry, Charlesbourg Photo : Société d’histoire de Charlesbourg

 

À Charlesbourg dans la région de Québec, la maison Déry suscite bien des questionnements. Sa valeur patrimoniale est indéniable. Toutefois, sa localisation en dehors du secteur ancien de la ville rend difficile sa protection et ébranle même les enjeux du patrimoine. Voilà un cas où le plan d’urbanisme peut être néfaste.

La maison Déry

Construite en 1834, la maison Déry est située sur la rue du Vignoble, anciennement rang de la commune, tracée au XVIIe siècle. Vernaculaire, le bâtiment est d’inspiration néoclassique avec les grandes ouvertures, les lucarnes, le carré dégagé du sol, le toit à deux pentes et les longues galeries.

Située dans un ancien milieu rural, la rue du Vignoble abrite quatorze maisons ancestrales des XVIIIe et XIXe siècles sur une distance d’environ un kilomètre. Quoiqu’à l’extérieur du quartier historique de la ville, ce secteur… Continuer la lecture

MISE À JOUR (25 avril 2016) : C’est terminé pour la maison Robinson. Sa démolition est en cours.

MISE À JOUR (18 mars 2016) : Dans une décision récente, la Commission municipale du Québec donne raison à Cowansville dans le dossier de la Maison Robinson. C’était prévisible, les opposants comptent se rendre en cours supérieure avec d’autres motifs.

Gables et pinacles d’inspiration victorienne.
Esquisse : Journal Le Guide, novembre 2015

À Cowansville, un promoteur veut construire 150 logements dans un secteur jugé d’importance patrimoniale. Le conseil municipal approuve; un groupe de citoyens s’y oppose. L’analyse du discours révèle les pistes d’une radicalisation.

La maison Robinson

Construit en 1900, le bâtiment est situé sur la rue Principale dans le secteur de Sweetsburg, l’un des deux noyaux fondateurs de Cowansville. Ce secteur patrimonial est décentré du noyau d’origine. La plupart des bâtiments sont érigés près de la rue au contraire de… Continuer la lecture

Photo : TC Media (Pierre-Olivier Girard), 2015

Photo : TC Media (Pierre-Olivier Girard), 2015

À Magog, les élus autorisent un promoteur à construire un complexe regroupant des entreprises de TIC à l’entrée de la ville. Ils souhaitent ainsi la positionner comme un lieu dynamique, à succès. Cependant, l’espace convoité abrite une maison centenaire que des opposants exigent de conserver. Que faire du patrimoine – symbole d’un passé, lorsqu’une ville veut orienter son image vers le futur?

La maison Tourigny

Érigée vers 1880, elle est l’une des premières maisons de briques construites dans la région. Le bâtiment appartient d’abord à un tailleur de pierre. Puis, change de propriétaire quelquefois. En 1900, l’avocat Alfred Tourigny, ancien secrétaire-trésorier de Magog, loue le sous-sol, puis acquiert la résidence en 1907. La famille conserve l’édifice pendant un siècle. La maison abrite ensuite une boutique d’antiquités jusqu’à son acquisition par la ville. Elle est à l’abandon depuis une douzaine d’années.

Son architecture emprunte… Continuer la lecture

Ces chalets seront intégrés dans le site. Photo : Radio-Canada

Chalets devant être intégrés dans le site.
Photo : Radio-Canada

En septembre dernier, la ville de Rimouski annonce qu’elle veut adopter un règlement afin de reconnaitre une partie du district Le Bic comme site patrimonial. Toutefois, une opposition s’organise rapidement. Retour sur des craintes et préjugés dans les enjeux du patrimoine.

Le site patrimonial Havre du Bic

Le site envisagé par la ville comprend 138 lots représentant un patrimoine naturel et bâti. Le secteur inclut la Baie-Rose, la Pointe-aux-Anglais, le golf, la crête rocheuse et la Pointe-à-Santerre. Il y a un consensus sur la beauté exceptionnelle du territoire. Les bâtiments anciens sont situés en bordure du parc du Bic. À l’origine, ce sont des chalets ou des résidences d’été transformées en domiciles permanents.  

Un projet de reconnaissance inscrit dans la continuité

L’un des opposants émet l’idée que la création du site vise à invalider un projet de développement connu… Continuer la lecture

Coordonnées

 

438 899-8559

patrimoine@dianejoly.ca

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