enjeux

Photo 4Un article récent dans Le Devoir présente un constat plutôt sombre de la situation du patrimoine au Québec tout en occultant un enjeu des plus importants : la participation citoyenne qui amène des gens à se mobiliser pour sa pérennité[1].

Bref historique

Dans la sphère du patrimoine, la mobilisation citoyenne apparait au XIXe siècle lorsque Lord Dufferin convainc les autorités de préserver les fortifications et le cachet anciens de la ville de Québec en 1875. À Montréal, des notables mobilisent les journaux pour contester l’expropriation de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours en 1882. Dix ans plus tard, la Société d’archéologie et de numismatique pose des plaques d’information sur des bâtiments du Vieux-Montréal. Ces gestes et d’autres amènent le gouvernement du Québec à adopter une loi inaugurale sur le patrimoine et à créer la Commission des monuments historiques en 1922.

Les enjeux du patrimoine

Le principal, même l’unique enjeu… Continuer la lecture

Mon billet récent sur le patrimoine vivant a suscité quelques commentaires sur la page et en privé. Dans quel contexte cette notion apparait-elle? Comment s’inscrit-elle dans la législation québécoise?

Avant la Convention de l’UNESCO

Le fléché est un  élément désigné du patrimoine immatériel depuis janvier 2016. Photo : Alain Beauchamp

Le fléché est un élément désigné du patrimoine immatériel depuis janvier 2016. Photo : Alain Beauchamp

En 1999, Koïchiro Matsuura devient directeur général de l’UNESCO et met en priorité la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Ce concept, bien connu dans son pays d’origine est inscrit dans la législation japonaise depuis les années 1950. À cette époque, le pays est sous le contrôle des États-Unis et la loi pourrait avoir été adoptée pour résister à l’occidentalisation.

Outre les monuments et les sites, la loi japonaise protège les «biens culturels immatériels» ayant une valeur historique ou artistique tels que le théâtre, la musique ou les arts appliqués, les «biens culturels immatériels populaires» c’est-à-dire les manifestations et pratiques traditionnelles… Continuer la lecture

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La technique de fabrication du canot à glace est un patrimoine qui serait probablement passé inaperçu au CQPV.

Les consultations publiques récentes pour une nouvelle politique culturelle ont mobilisé les sociétés, dont le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV), à déposer un mémoire. Parmi elles, plusieurs sont fédérées au CQPV qui regroupe des praticiens (chants, contes, danses, musiques traditionnels). Leur mémoire reprend en partie les définitions du CQPV.  C’est une bonne stratégie puisque quelques centaines de praticiens parlent ainsi d’une seule voix. Toutefois, il importe de présenter le patrimoine vivant avec justesse.

La définition du patrimoine immatériel selon le CQPV

« Le patrimoine immatériel est un concept établi pour désigner des traditions, en particulier des pratiques culturelles transmises de génération en génération par oralité, observation et imitation. Il a pour objectif principal de favoriser la sauvegarde et le développement des divers éléments qu’il comprend, dans un esprit d’action… Continuer la lecture

Le clocher de l'église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs  à Verdun a été restauré grâce au programme de soutien. Photo : Mathieu Dion

Le clocher de l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs à Verdun, restauré récemment. Photo : Mathieu Dion

Ces temps-ci, les multiplications d’annonces de subvention au patrimoine religieux suggèrent un engagement solide et responsable de l’État. Cependant, une analyse, même sommaire, de ce programme suggère plutôt un désistement croissant du gouvernement.

Le programme de soutien à la restauration du patrimoine religieux

Confronté à un patrimoine de plus en plus fragile, le gouvernement québécois réserve en 1995 un budget de 40 millions de dollars sur cinq ans (40M$) pour la création du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) et la gestion d’un programme de soutien.

Les demandes d’aide financière sont traitées par un comité représentant le CPRQ et le ministère Culture et Communications (MCC). Lorsqu’une subvention est accordée, une partie des couts totaux des travaux est octroyée et le demandeur doit fournir la différence. Une fois l’entente signée avec le bénéficiaire, le suivi est rigoureux… Continuer la lecture

Coordonnées

 

438 899-8559

patrimoine@dianejoly.ca

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