industriel

 

Vestiges, ancien village des tanneries Photo : Radio-Canada.ca (2015)

Vestiges, ancien village des tanneries
Photo : Radio-Canada.ca (2015)

L’échangeur Turcot à Montréal suscite des polémiques, dont une sur les vestiges de l’ancien village des tanneries. De fait, les élus s’affrontent selon une vision identitaire ou utilitaire du patrimoine. À ce jour, les actions du ministère des Travaux (MTQ) affaiblissent, voire mettent en péril, le patrimoine archéologique confronté aux travaux de construction.

Le village des tanneries

Le site se trouve dans le quartier Saint-Henri. Vers 1685, plusieurs tanneries s’y installent après la Grande Paix avec les Amérindiens. Elles marquent le début des premières constructions hors des fortifications. Le village industriel se développe éloigné de Ville-Marie – le vieux Montréal aujourd’hui, à cause des fortes odeurs qui émanent des ateliers. Au cours des années 1960, une partie de Saint-Henri est rasée afin de construire une gare de triage, puis l’échangeur Turcot.

La nécessité d’effectuer des fouilles

La loi du patrimoine… Continuer la lecture

Grande Maison au lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice Photo : Wikimedia Commons, 2011

Grande Maison, site des Forges-du-Saint-Maurice
Photo : Wikimedia Commons, 2011

En 2012, la direction de Parcs Canada annonce des coupes budgétaires au Lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice qui ont des conséquences directes sur l’accessibilité et l’interprétation. Plus encore, la sauvegarde du site n’est plus basée sur son importance patrimoniale, mais sur sa capacité à attirer des visiteurs.

Les forges du Saint-Maurice

Ces forges marquent la première industrie sidérurgique au Canada et le premier village industriel du pays. De 1730 à 1883, la communauté exploite du minerai de fer pour les besoins de la colonie. La Commission des lieux et monuments historiques du Canada reconnait l’importance historique de l’endroit dès 1919. Des personnes souhaitent alors en faire un lieu d’interprétation du patrimoine. Toutefois, ce projet reste sans suite.

En 1963, le gouvernement québécois devient propriétaire du site qu’il cède à son homologue canadien en 1973. Ce dernier s’engage à le mettre… Continuer la lecture

Le Moulin du Petit-Sault à l’Isle-Verte
Photo : René Beaudoin, 2001

Dans le Bas-Saint-Laurent, le plus vieux moulin à farine de la région est dans un état de destruction irréversible. Ce moulin est pourtant classé par le ministère de la Culture et des Communications (MCC). Faut-il s’acharner à conserver des ruines ou le MCC peut-il songer à aliéner un bien patrimonial, même classé?

Le Moulin du Petit-Sault

Construit en 1823, le bâtiment en pierre se présente dans un format rectangulaire sur deux étages et demi. Il s’agit du plus ancien moulin toujours érigé dans la région.  Il est opérationnel jusqu’en 1940 et habité par la suite. Il est vacant depuis 1959. Le monument est classé par le MCC en 1962 en raison de son ancienneté et de la rareté de ce modèle dans la région.

Un monument négligé par ses propriétaires…

À la suite du classement, des octrois sont… Continuer la lecture

À Montréal, dans le quartier Griffintown, la Tour d’aiguillage Wellington, un bâtiment aux formes originales issu du patrimoine industriel, serait sur le point de renaitre avec une nouvelle vocation. Quels sont les ingrédients menant à la sélection d’un bâtiment à conserver lors d’une revitalisation?

La Tour d’aiguillage Wellington

Tour d'aiguillage Wellington Photo : Jacques Nadeau, Le Devoir, 21 octobre 2013

Tour d’aiguillage Wellington
Photo : Jacques Nadeau, Le Devoir, 2013

La Tour Wellington est construite en 1943 pour coordonner le trafic ferroviaire et maritime qui passe dans le secteur. Pendant 57 ans, les contrôleurs effectuent jusqu’à 800 manœuvres d’aiguillage de trains par jour auxquels s’ajoutent les dizaines de bateaux qui transitent par le canal Lachine.

Il s’agit d’un bunker de deux étages typique du boom industriel de la Deuxième Guerre mondiale. Les architectes offrent alors des structures fonctionnelles, solides et efficaces. Le centre est actif jusqu’au début des années 2000. Puis, il est laissé à l’abandon. Aujourd’hui, la Ville de Montréal… Continuer la lecture

L’automne 2012 signale la fin des activités minières à Thetford Mines. La ville se retrouve ainsi affligée d’une industrie honnie, l’amiante, dont les traces subsistent à quelques pas de son centre-ville. Que faire avec un patrimoine stigmatisé dont la richesse est indéniable?

 Mise en situation

Mine d'amiante / Diane Joly

La Presse Canadienne.
Photo : Jacques Boissinot

À Thetford Mines, des études ont mis au jour l’absence de produits suffisamment importants pour mériter un détour vers la région. Ce manque est une faiblesse majeure au niveau touristique à une époque où les courts séjours et les escapades jouissent d’une forte popularité. Pourtant, les installations minières en place, et leur association avec la ville, constituent une niche novatrice à exploiter.

Le site

Originalement connu sous l’appellation KB-3,  la mine King figure parmi les premières exploitations d’amiante au Canada, dès 1878.  Le gisement est à l’origine de plusieurs innovations durables dans l’extraction de l’amiante… Continuer la lecture

Coordonnées

 

438 899-8559

patrimoine@dianejoly.ca

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