Diane Joly

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La technique de fabrication du canot à glace est un patrimoine qui serait probablement passé inaperçu au CQPV.

Les consultations publiques récentes pour une nouvelle politique culturelle ont mobilisé les sociétés, dont le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV), à déposer un mémoire. Parmi elles, plusieurs sont fédérées au CQPV qui regroupe des praticiens (chants, contes, danses, musiques traditionnels). Leur mémoire reprend en partie les définitions du CQPV.  C’est une bonne stratégie puisque quelques centaines de praticiens parlent ainsi d’une seule voix. Toutefois, il importe de présenter le patrimoine vivant avec justesse.

La définition du patrimoine immatériel selon le CQPV

« Le patrimoine immatériel est un concept établi pour désigner des traditions, en particulier des pratiques culturelles transmises de génération en génération par oralité, observation et imitation. Il a pour objectif principal de favoriser la sauvegarde et le développement des divers éléments qu’il comprend, dans un esprit d’action… Continuer la lecture

L'église Saint-Thomas-de-Pierreville (1855) Photo : MRC Nicolet-Yamaska

L’église Saint-Thomas-de-Pierreville (1855)
Photo : MRC Nicolet-Yamaska

La démolition récente de l’église Saint-Thomas de Pierreville a suscité des critiques. Cependant, la situation sur quelques années montre que les bonnes intentions de conservation au départ ont peu à peu fait place à un démantèlement inéluctable avec la disparition en synchronie des moyens existants.

Située en milieu rural à proximité du lac Saint-Pierre, la municipalité est créée en 2001 à la suite d’une fusion du village de Pierreville et des paroisses Saint-Thomas-de-Pierreville et Notre-Dame-de-Pierreville. Environ 2 200 personnes y résident. L’érection canonique de la paroisse Saint-Thomas de Pierreville a lieu en 1853. Deux ans plus tard, l’église paroissiale est inaugurée. Selon le Conseil du patrimoine religieux, le bâtiment n’est pas éligible à ses programmes de subvention, car sa valeur patrimoniale est jugée faible.

Acquisition des lieux

En 2009, la ville fait une offre d’achat. Elle obtient une partie des terrains et… Continuer la lecture

Brève histoire du patrimoine : les pionniers

Si le concept de patrimoine va de soi pour la majorité des Québécois, c’est parce que des gens ont jadis perçu son importance et élaboré des outils pour le faire connaitre parmi les publics. Au tournant du XXe siècle, Honoré Beaugrand est l’un de ces devanciers.

Honoré Beaugrand

 

Honoré Beaugrand, vers 1885 (détail) Photo: Bibliothèque et archives nationales du Québec

Honoré Beaugrand, vers 1885 (détail)
Photo: Bibliothèque et archives nationales du Québec

Né en 1848, Honoré Beaugrand s’enrôle à 17 ans dans l’armée française et participe à l’expédition du Mexique. Il suit les soldats jusqu’en France où, pendant deux ans, il visite les grandes villes, leurs bibliothèques et leurs musées. Après un séjour aux États-Unis, il revient à Montréal et fonde le journal La Patrie en 1879. Six ans plus tard, il est élu maire de Montréal. De santé fragile, il séjourne souvent dans des contrées tempérées. Beaugrand décède à Montréal en… Continuer la lecture

Ginseng-à-cinq-folioles

Ginseng à cinq folioles

À Saint-Bruno-de-Montarville en Montérégie, un boisé entraîne une lutte vive entre un promoteur et les élus. Ce cas illustre la fragilité du patrimoine naturel lorsqu’il se retrouve au cœur d’un conflit où l’une des parties veut le protéger et l’autre le développer.

Le boisé des Hirondelles d’une superficie de six hectares abrite un milieu humide et onze espèces végétales à statut précaire, dont une menacée. Situé sur la marge du parc national du Mont-Saint-Bruno, il s’agit selon les chercheurs d’une aire tampon essentielle au maintien de l’intégrité du parc. Le boisé se trouve dans une zone déclarée résidentielle.

Historique de la situation

Menacé à plusieurs reprises depuis trente ans, le boisé est vendu à un promoteur en 2006. Devant le silence du propriétaire sur ses intentions, une opposition s’organise et, suivant l’annonce d’un projet de développement résidentiel, celle-ci exige des études. Pour sa part, la ville… Continuer la lecture

JJardin-potager de la noblesse du XVIIIe siècle. Lieu : Château de Ramezay, Montréal, 2015

Jardin-potager de la noblesse au XVIIIe siècle.
Lieu : Château de Ramezay, Montréal, 2015

Les taches de couleur qui percent la neige ces jours-ci rappellent que le temps est venu de planifier le jardin d’été. Un petit groupe de jardiniers amateurs s’intéresse à la culture de variétés patrimoniales. Parmi eux, certains produisent des semences d’espèces de fleurs, de légumes et d’herbes médicinales rares et oubliés dans le but de sauvegarder ce patrimoine génétique.

Les semences patrimoniales

Ces semences se composent de plantes anciennes, sans croisement naturel ou artificiel, avec d’autres variétés de la même famille. La majorité des espèces sont dotées de gènes uniques qui disparaissent à jamais lorsque la plante s’éteint. Depuis un siècle, on estime que près de 90 pour cent des variétés existant avant l’agriculture mécanisée ont disparu. Outre leur rareté, ces plantes doivent produire des semences qu’on peut replanter. Souvent, lorsque le jardinier amateur souhaite cultiver… Continuer la lecture

Coordonnées

 

438 899-8559

patrimoine@dianejoly.ca

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